ze clash of ze principes

ze clash of ze principes
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. » - article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

« 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. [...] » - article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme, Conseil de l'Europe de 1980


Tout le monde ici connaît la liberté d'expression et ses limites. Petit rappel : les limites consistent globalement à respecter les droits et l'intégrité d'autrui à tous les niveaux.


++ ++ ++


++ Je m'interroge alors sur le principe de laïcité qui a fait fureur en l'an 3 av. N.S. (Nicolas Sarkozy).
Pour ça, il convient de savoir de quoi on parle en évoquant la laïcité, car si le terme paraît maintenant trivial aux yeux et oreilles de tous, il semble bien ambigu au regard de l'application qu'on en fait :

++ Jusqu'au XIIIe siècle, laïc désigne tout ce « Qui n'appartient pas au clergé ni à un ordre religieux ». A partir du XIXe, la laïcité (issue de laïc) fait référence à un principe de séparation des pouvoirs politico-administratifs et religieux. Le terme a donc revêtu une dimension INSTITUTIONNELLE.

++ La loi interdit formellement le port de signes ostentatoires dans les établissements publics notamment les écoles. Vous me voyez venir ? Dans une même loi, on oppose la laïcité individuelle à la laïcité institutionnelle. Alors je me demande pourquoi.. pourquoi le principe de séparation de l'Église et de l'État induirait une telle interdiction. C'est convertir l'individuel en institutionnel. C'est réduire la personne à son seul rang de citoyen. C'est nier son identité devant celle de l'État. Ça n'a aucun sens. J'ai beau me questionner pour trouver un ersatz de raison dans les textes législatifs j'y parviens pas.

++ La liberté d'expression autorise énormément de choses. Ça nous dépasse tous mais habillez-vous TCK en Corée du Nord et votre espérance de vie minore celle du papillon. Sortez en ville, et vous verrez tout de suite que les m½urs sont incommensurablement plus inhibitrices que les lois. On dit ce qu'on veut, on véhicule l'idée qu'on veut, on donne l'image qu'on veut, par extension on s'habille comme on veut, dans la limite.. des limites (rappelées précédemment).

++ Partant de là, tout être normalement constitué s'aperçoit qu'à priori, si l'on suit le raisonnement, le port de signe religieux porte atteinte à celui d'en face. Ok. Excusez-moi j'ai beau chercher, ce concept m'éblouit de sa nature fallacieuse. Inutile de s'éterniser sur cette impasse intellectuelle.

++ Qu'est-ce qui rend cette loi LÉGITIME alors? La réponse est sur le plan sociologique qu'ont préféré aborder ceux qui rédigent et votent les lois. Essaierait-on de prévenir la France d'un clivage social de source dévote? il faut le croire. C'est officiel camarades, les politicards savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Sinon comment expliquer cette anticipation du communautarisme britannique sur le paysage français. Je veux bien accorder que la mesure part d'une bonne intention : la paix sociale en France (et la fin du racisme sud-méditerranéen), mais cela n'excuse en rien les résultats qu'elle donne et continuera à donner. Etouffer les culture nourrit la haine. Cela fait plus de trois décennies qu'on se fout de leur gueule, eux, les Arabes, et la meilleure réponse de l'État à ce malaise, c'est les nier dans les établissements où ils fréquentent des élèves et professeurs chrétiens. En privant ces jeunes filles d'enseignement, donc d'autonomie financière, donc d'émancipation, la pilule musulmane ne mettra que plus de temps à passer dans nos frontières et le climat social peinera bien à s'ensoleiller. Je pense au port du voile bien sûr, supposé incompatible au modèle français même si personne ne s'est jamais plaint en 30 ans. Seul pousser la mesure à l'extrême aurait du sens : maquiller tout le monde dans une même couleur, rétablir l'uniforme obligatoire et raser la tête à tout le monde. Et Georges Orwell aurait misé 24 ans trop tôt.
Mais la réponse n'est pas seulement là, le débat autour du port du voile étant instrumentalisé en catalyseur des réflexions sur l'avenir des musulmans d'Europe, l'"élite" française a pu exprimer son unilattéralisme intolérant et marquer le coup. Qu'ils se rassurent, le coup est marqué.
"Le foulard est le symbole islamiste de l'oppression des femmes." C'est l'argument le plus utilisé dans la campagne de répression d'alors. Moi, j'ai envie de dire que le string marketé est le symbole occidental de l'oppression des femmes alors. Sur la tête ou dans la raie du cul ce bout de tissu polémiste n'est qu'une conséquence d'une domination masculine. Mais nous, impérialistes, nous sommes MODERNES ! Là est la différence non ? non. Je ne vois pas en quoi le string libère la femme par rapport au port du voile.
Voilà où on en est, un dialogue de sourd où les plus nombreux ont le dernier mot.

Que dire de plus ; à part ma sincère compassion aux victimes de la censure hypocrite.

regis

# Posté le vendredi 18 avril 2008 06:50

Modifié le mardi 22 avril 2008 14:35

into the waïlde

Dimanche 10 février 2008

Je ne suis pas très productif ces temps ci, et devine quoi lecteur, ça continue ! Les paragraphes qui suivent sont personnels, alors si tu cherches un article dans la lignée du blog, pars. Pars loin et ne reviens "jamais".
Et je comprends mieux maintenant l'extreme férocité avec laquelle les quantités intellectuellement négligeables se bousculent sur la toile pour faire des phrases.


Je me suis levé ce matin, j'ai fait ma toilette et j'ai allumé l'ordinateur. Les salauds ! Ils m'ont coupé la ligne internet parce que je n'ai pas envoyé leur chèque de 88,75 ¤. Figure-toi que j'étais assez content de me voir l'accès à la toile restreint. J'ai ensuite refusé une invitation au kart, pour être pépère et me reposer en ce début de vacs, après des semaines lourdes de stress et de pression (dont le lycée n'est pas l'unique responsable). Du coup j'ai regardé un divx, un film français que je voulais aller voir au cinéma à l'époque, mais que j'ai loupé. Les chansons d'amour de Christophe Honoré. Il s'est révélé à la hauteur des critiques -litanies- que la presse en a fait. On est peut-être pas super doués en économie, et de moins en moins dans le social, mais bordel on fait encore des supers films.


B
on, alors, j'avais envie de bouger quand même. Du sport ? Mouai nan, demain à la piscine. Alors j'me suis habillé chaudement, j'ai mis mes lacets autour de mon pantalon beige (fi de la chaine du vélo), j'ai pris mon ipod, un mini-sac et je suis parti en vélo. Seul.


J'ai roulé v
ingt minutes dans une direction hasardeuse que je ne connais pas pour atteindre la "pleine" campagne (du côté de Breuschwieckersheim pour les Alsaco). Arrivé entre les champs, plein de chemins se montraient à moi, et pendant une demi-heure je me suis obstiné à ne prendre que les chemins allant plus haut, et plus loin de chez moi. Puis, fatalement, je suis finis par tomber sur un chemin descendant. Mais devant lui, un énorme tas de pierre et de sable abandonné dominant tout le paysage, dont le pourtour était jonché d'une mini forêt fidèle à la saison : des branches. Ca devait être une ancienne carrière. J'me suis dit qu'il devait y avoir une belle vue de là-haut. Alors j'ai posé le vélo, et j'ai fait le tour, pour trouver le flanc le plus facile à gravir. Et là, en épiant les pentes de l'immense amas, que vois-je, une biche en train de descendre. Le spectacle était fascinant, elle était à contre-jour, cachant le soleil comme la lune le fait pendant l'eclipse, et se déplaçait en effectuant d'énormes et majestueux sauts dont la suspension en air me paraissait durer moulte. Wa. J'ai sorti mon téléphone pour essayer de capturer ce moment. Mais en fait non je l'avais pas. Et tant mieux. J'ai rapidement perdu l'animal de vue. Et pour le revoir, j'ai essayé de monter la montagne artificielle. La tâche n'était pas aisée, et je me suis fait deux-trois frayeurs. Une fois en haut, impossible de revoir la bête. Elle n'était pas stupide, et les avalanches de pierre que j'ai involontairement créé n'étaient pas des plus discrètes. Alors je me suis contenté du panorama que ma position offrait. Et tu savais quoi, c'était beau.
(Au
fait, tu m'as cru quand j'ai parlé de la biche ? Nan. Ca parait fadement lyrique j'avoue, mais promis juré craché sur la tête à Nicolas c'est vrai.)


Je me suis ass
is, comme perché sur un nuage. J'ai ouvert mon sac qui contenait deux barres Grany, une écharpe, des gants, une bouteille, et un livre. Et là j'ai sorti le livre... nan j'ai sorti les grany, ho faut pas déconner non plus. Puis le livre (Bukowsky), en prenant soin de couper mon ipod. Je dois avouer que le vent rendait pas la lecture facile, mais tu sais quoi lecteur ? .. bah moi non plus, je peine encore à l'expliquer. C'était bien, c'était lent, c'était différent de ma quotidienneté. Et cet instant m'emplissait d'une sorte de.. de plénitude, d'insouciance, pas des plus désagréables, transformant ma vie chargée de jeune étudiant en véritable sinécure. J'étais un peu dans mon monde. La bourse aurait pu chuter de 600% je ne serai pas redescendu de mon petit coin de paradis délectable.


Alors, quand j'
ai rangé mon livre, et que je me contentais de réduire mon existence à "être-là", une idée est venue se fracasser plusieurs fois entre mes tempes : je voulais vraiment partager ce moment avec quelqu'un. Mais j'ai dû me rendre à l'évidence assez rapidement, je n'imagine personne dans mon cercle d'amis se laissant embarquer dans une escapade à la con de ce genre. Une copine ? J'en ai pas depuis décembre. La solitude de campagne m'est sûrement trop inhabituelle. Mais cela ne change rien au fait que je me sentais vraiment bien. J'ai finis par avoir froid.


Je su
is rentré par un soleil couchant, ai pris ma douche et écrit ça. Au passage, je suis passé devant un vigneron (je n'étais pas seul à ma grande surprise), il s'occupait de ses cèpes. Je l'ai envié comme on envie un milliardaire. Faire de sa vie une succession de moments comme je venais d'en vivre me semblait l'eden. Lui en avait sûrement ras-le-c.


Tout
ça pour dire quoi cher lecteur. Je te le demande. Tu as dû percuter.
Et bien ça
pose la sérieuse question du bonheur. Et ouai. J'ai envie de répondre à Cali, qui nous casse à tous les couilles depuis son C'EST QUAND LE BONHEUR bis x 60, que le bonheur il est peut-être là où l'on s'y attend pas vraiment. Pour ma part, je suis parti cette après-midi dans l'optique de me faire chier, comme chez moi, mais à l'air frais. J'ai passé 4 heures fantastiques, dont chaque minute me rendait alerte à la nature qui me berçait.

Application
à la vraie vie des vrais gens -dixit Philippe- : je vais m'engager dans une prépa HEC, qui va me faire bosser après 23 ans, à un poste sûrement autre que chef du rayon sirop à Super U (j'ai rien contre les chefs de rayon, j'en connais un très gentil d'ailleurs, hein Rémi). Et pourquoi je fais ce genre d'étude ? Parce que j'ai peur de rater ma vie. Et je m'accroche à des choses simples : une belle voiture, un beau duplex, des belles chaussures, du succès et plein d'zéros sur ma fiche de paie. Je parie là-dessus pour mon avenir, pour être sûr d'être heureux. Et je fuis les choses complexes comme l'amour et la paix intérieure. Or si lecteur, tu n'es pas un de ces sophistes, tu sais comme moi consensuellement que ce sont ces choses complexes et merveilleuses qui apportent le bonheur. La voiture ne dépend que de celle du voisin.


Et
la vie est un jeu risqué.

regis



Playlist du ipod qui m'a accompagné dans ce moment fort :

Melt Banana - Bambi's Dilemma (indie rock ovni féminin japonais)
Cat Power - Jukebox (jazzily paying tribute de Miami)
Those Dancing Days - EP 7' (rocky pop féminin de Stockholm)
Microfilm - stereodrama (post rock instrumental)
The Doors
Gainsbourg
Simon And Garfunkel
Alicia Keys
Kanye West
Jimmy Rodgers
Bluegrass

# Posté le lundi 11 février 2008 19:04

Modifié le mardi 12 février 2008 16:35

A+ !

Aujourd'hui le vendredi 26 octobre, assez terrible pour moi. C'est le genre de jour où une personne chère à vos yeux quitte le monde du vivant. En l'occurence il s'agit de la victoire du cancer sur ma mamie après un combat acharné qui s'est étalé sur deux années. Des réveils difficiles j'en ai eu dans ma vie. Mais ce matin ce fût du sérieux... Je m'y attendais un peu vu son état qui se dégradait, mais malgré ça, j'ai pas su agir tant qu'il le fallait. Même sous une épée de damoclès aussi intimidante que la mort, j'ai pas réussi à dire ce que je voulais lui dire en allant la voir. Vous savez, les deux mots les plus difficiles à dire, surtout lorsqu'ils sont sincères. Si j'avais su que ce jour-là ce serait ma dernière visite à l'hopital, ça aurait peut-être changé quelque chose. Mais il se trouve que là j'ai l'impression de l'avoir laissé partir sans lui montrer comme elle comptait pour moi. En y réfléchissant bien, mon attitude la dernière fois que j'l'ai vu, était celle du mec qui en a rien à foutre et qui rend visite parce que ça fait bien, ou parce qu'il le faut. Alors que aujourd'hui j'ai passé ma journée à verser des larmes, en cours, sur le chemin du lycée et en ce moment-même. La douleur fût à son paroxisme quand je me suis rendu chez elle pour une dernière fois cette après-midi. Avant de partir j'ai pris deux ou trois bonbons dans la boîte habituelle, ils sont encore dans ma poche je peux pas les manger.
Je regrette tellement de pas l'avoir vu plus souvent quand je le pouvais, et de lui avoir dit ou montré comme elle était importante pour moi.
Et puisque j'écris ça sur mon blog, et que ce sera peut-être lu par quelqu'un d'autre que moi, j'en profite pour passer ce message :
Profitez des gens pendant qu'ils sont encore là, et faîtes en sorte de ne rien regretter plus tard. Je sais que c'est une phrase bien cliché et cul-cul-la-praline, je l'ai entendu maintes et maintes fois par le passé, et malgré ça j'ai réussi à agir minablement et porter un double fardeau maintenant. Et je peux vous assurer que c'est pas facile.
Puis merci aux personnes qui se sont inquiétées pour moi, jem'excuse sincèrement pour le rejet que j'ai eu pour elles, mais sur le coup c'était dur, ça l'est encore (un clavier a au moins l'avantage de faciliter certains échanges, je n'aurai jamais pu dire tout ce que je viens d'écrire à quelqu'un sans m'effondrer).


Monique Bichet (1943 † 2007)
Une mamie partie bien trop tôt à l'âge de 64 ans. Elle ne fumait pas, et était un exemple vivant de volonté de vivre, de tolérance, d'amour, de sagesse et d'ouverture d'esprit. La vie est injuste, mais elle continue.
A+ !

# Posté le mardi 06 novembre 2007 16:24

Grenelle mon uc !

Grenelle mon uc !
Ouf! Grenelle est passé, nous sommes sauvés. Ne trouvez-vous pas que l'air est nettement plus respirable tout d'un coup avec ces mesures envisagées ? Non ? C'est normal. Car ce qu'on nous sert dans les tympans depuis quelques jours c'est de la com. Ce sera quoi le prochain nom rigolo qu'il faudra trouver pour faire semblant de changer les choses ?
Je trouve ça très moyen. Des mesures comme celles qui ont été décidées le 24 et 25 octobre auraient dû être prises il y a 30 ou 40 ans, à l'époque où elles auraient pu faire pencher la balance du bon côté.
Prenez un planisphère, situez notre beau pays, considérez sa surface relative, et imaginez-le 100% écologique (science fiction). Tirez-en la conclusion appropriée. Doit-on arroser ses plantes vertes quand la maison brûle ?
Doit-on faire des économies sur les trombones dans une société en faillite ? (j'avoue, cette deuxième métaphore je la pique à un reportage bien foutu sur le réchauffement qu'est passé y'a deux semaines sur france 3.)
Enfin voilà quoi, la manipulation pure et simple est tellement grosse qu'elle passe encore plus facilement dans les esprits adeptes de la bien-pensance. Quand on voit que le premier pollueur mondial veut bien -depuis cette année- réduire ses émissions de CO2 d'ici 2050 (date à laquelle les ours polaires n'existeront que dans les cages climatisées des zoo les plus réputés), on commence à avoir un ordre de grandeur du canular qu'on veut nous faire gober.
Attention à ne pas déformer mes propos, je ne condamne pas la volonté d'agir, mais plutôt celle de nous faire croire que ces solutions dérisoires suffisent. Faut-il attendre d'aller se baigner sur les côtes atlantiques en hiver pour commencer à se poser des questions sérieuses et envisager des solutions de grande envergure au lieu de promesses du calibre de celles qu'on fait tous le premier jour de l'an ? On est tellement léthargiques sur le plan écologique depuis des décennies que l'espoir d'un changement radical universel salvateur devient aussi absurde que regarder les matchs de ligue 1 pour voir si Lyon peut perdre son titre.
Bref, ça pue l'hypocrisie ce grenelle de l'environnement, et pourtant ça reste un exploit à mes yeux. C'est tristement paradoxal putain. Le petit homme aurait pu trouvé une solution moins immoralement dégueulasse de se faire passer pour un géant vert.

J'me demande quand même si notre culture est compatible avec l'écologie au final. Vu que notre culture tend à rendre l'homme immortel, repoussant toujours plus loin son espérance de vie, y'a pas mal de monde qui devrait pas être là, et qui sont peut-être de trop sur le globe pour la nature. Pourquoi il y a de plus en plus de gens malade et faible génétiquement ? Parce qu'ils auraient dû mourir jeune ! Mais aujourd'hui, grâce a la médecine, ils vivent trente, quarante, ou cinquante ans plus vieux que prévu. Ils ont des enfants, et transmettent leurs gènes mal en point à leur descendance, qui fera de même. C'est pour ça que les gens aujourd'hui sont de moins en moins résistants au cancer, virus etc. Sans la médecine et ses médicaments la moitié de l'espèce s'éteindrait, mais avec la culture, la surpopulation est entretenue artificiellement et contre nature, et a pour résultat la pollution de notre planète.

Drôlement pessimiste ce discours, rassurez-vous je ne me présenterai jamais aux élections présidentielles, et encore moins avec un programme anti-humaniste. Le genre humain est peut-être destiné à tout cela, à combattre la nature toujours plus. C'est ce combat qui permet le progrès, mais aussi celui qui nous pousse vers le ravin. J'en sais rien du tout. Si quelqu'un a les idées plus claires que moi, son avis est le bienvenu !

regis - article dédié à gat0u l'impatiente (c'est pas le meilleur article, mais apprécie l'effort stp :p)

# Posté le mardi 30 octobre 2007 18:39

Modifié le mardi 30 octobre 2007 18:55

Alertez les bébés!!

++++++++++« Il faut pleurer les gens à la naissance, pas à la mort. »+++++




J'vous apprends rien si j'vous dis qu'on sera vite de trop. Nous les zumains. D'où l'article.

Depuis les débuts de ce qui ressemblait à un homme, celui-ci fait des enfants tout naturellement. Comme il mange, comme il boit. Il avait autre chose à faire à l'époque que de se poser des questions sur la vie. Son existence tournait surtout autour de la survie. Cette évidence s'est bien sûr transmit jusqu'aux portes de l'ère contemporaine. Et l'universalité de cette habitude est clairement devenue une universalité de la pensée, c'est comme ça, manquerait plus qu'un idiot remette cela en question. La natalité, pour ou contre ? Un peu radicale la question j'avoue.

Je pense qu'il est inutile de peser le pour et le contre. Nous retiendrons pour les arguments favorables, qu'un bébé c'est meugnon, qu'un fils paie notre retraite, mais surtout que faire des enfants, c'est se prendre pour Dieu en créant la vie, en poursuivant le culte de la vie, qui nous a donné la chance de nous croiser sur un blog (entre autre..). Être contre la naissance, c'est impie et immoral, même si ce bébé tout meugnon dont on est infiniment fier portera le deuil de notre disparition et subira la sienne un peu plus tard, mais chut faut pas le dire. Pi c'est pas grave ça, entre temps il aura rendu une femme heureuse.

L'argument principal des natalistes consiste à postuler le fait qu'empêcher une naissance avant même la conception dissimule en fait un acte d'hommicide, un peu comme quand les religieux sont contre le préservatif. Ici je vous parle non pas d'un préservatif qui nous préserve du Syndrôme d'ImunoDéficience Acquise (ouh la frime), mais de celui qui nous préserve de notre surnombre. C'est presque pareil. La DNG (néologisme dérivé de l'IVG signifiant Décision de Non-Grossesse, retenez, ce sera bientôt officiel haha), serait une condamnation à mort. Pourtant la seule condamnation à mort radicale est celle de la naissance. Et oui, pour qu'il y ait mort, il faut qu'il y ait vie, et la vie c'est dur, c'est beau aussi, mais c'est dur. Grande question over-métaphysique qu'est l'acte d'euthanasie d'un être encore inexistant. Un grand philosophe le disait déjà au début des années 90' : « Dur dur d'être un bébé. » - Jordy.

En avant vers une euthanasie prématurée ? Une mort de l'oeuf dans l'oeuf ? Le problème de l'euthanasie boulverse les populations. Le cas présent est encore plus sensible, car le problème (si l'on se résoud à en trouver un), c'est celui de la naissance même.

Que vaut le fameux consensus universel en faveur des naissances ? Il est le produit de l'instinct, de l'habitude et non de la réflexion. La plupart des antinatalistes sont ignorés ou n'ont pas été écoutés, je pense à Voltaire ou Sartres familiers à ce sujet à travers quelques piques mais rien de plus. Et il faut bien voir que des millions de natalistes ont une façon bien étrange de respecter la vie : je pense aux nazis, à Pol Pot (j'ai honte), aux terroristes, aux fauteurs de guerres, et autres assassins.

On aboutit à des confusions qui faussent tout :






- Quelle est la valeur fondamentale ? La nature ou le moi ?


- Mettre la main sur la vie n'est-il pas juste de l'orgeuil humain face à la nature ?



- On confond le cas de l'enfant éventuel avec le nôtre : nous sommes dans la galère, est-ce une raison pour y mettre des êtres qui pourraient y échapper ?


- Cette galère est-elle objective ?



- La vie doit-elle être heureuse.


- Finalement maîtriser la vie, est-ce la solution ? Ou juste un moyen de nous conduire vers une sclérose généralisée.




Homme, trace ta route.




Je n'ai pas de réel penchant pour l'instant, je voulais juste exposer le truc, « j'te donne ça comme ça vient, et après t'en fais c'que tu veux » - Aketo. Un d'ces quatre je répondrai peut-être à ces interrogations (de mon point de vue) qui sont assez larges.

-regis

image : Marcello de ma famille, 4 ou 5 mois avant sa naissance le 12 mai. =)
Alertez les bébés!!

# Posté le vendredi 29 juin 2007 16:35

Modifié le vendredi 29 juin 2007 17:12