Censure paradoxale

++ Censure Paradoxale ++ (inspirée par B.Werber)

Dans le passé, il était coutume d'entraver la liberté d'expression, toutes les formes d'art jugées trop subversives se voyaient interdir l'apparition au grand public. Cette façon de garder le pouvoir absolu sur l'opinion publique était surtout utilisée dans les Etats totalitaires tels que le régime de Staline, l'Empire de Napoléon.. etc, adeptes de la censure.

Qu'en est-il aujourd'hui ?
La censure n'est plus la même. Ce n'est plus le manque qui agit, mais la surabondance. Autrefois les informations intéressantes ou certains arts n'étaient tout simplement pas révélés à la population par l'intermédiaire des médias. De nos jours c'est le contraire. Où puiser les informations intéressantes dans cette sempiternelle avalanche médiatique. En diffusant sur les principales stations radio, ou chaînes télévisées des tonnes de musiques similaires, les producteurs de disques, les programmateurs empêchent l'émergence de nouveaux courants musicaux. Si bien que l'auditoire lui-même se rend complice de ce malheureux fait, en remerciant ces stations ou ces chaînes par une part d'audience, ou même un CD acheté. C'est alors un phénomène enthropique, un cercle vicieux qui se met en place et qui contribue à l'uniformisation de l'art et de la culture. Quand bien même une création originale verrait le jour, elle serait submergée par la masse de production précitée. C'est ainsi que l'Underground a vu le jour, et ne cesse de proposer son art alternatif aux mélomanes ou autres amoureux de l'art. Tout n'est pas perdu, juste caché. Fin de l'exemple.

J'en reviens au titre de l'article : Pourquoi cette censure est-elle paradoxale ?
Et bien, contrairement à ce que l'on pourrait croire, la multiplication de chaînes télévisées, de stations radio, de maisons de disques n'est que la forme médiatique qui traduit l'anti-diversité de la création. "La grisaille se répend".

-regis (qui remercie B.W. de lui avoir fait découvrir ça.)
©pic Buffet froid, chouette site de photographie..
Censure paradoxale

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 08:09

Modifié le vendredi 03 novembre 2006 10:37

Quand on est con.

Quand on est con.
Comme tous les matins je m'étais assis dans le bus pour aller faire semblant d'être lycéen, il devait être 7h25 environ. Dans mes écouteurs défilait un paysage musical plutôt destructuré, un truc de lycéen. Le bus s'arrête. La porte s'ouvre et le froid matinal de l'extérieur s'empresse de s'engouffrer dans les moindres recoins du bus, y compris sous mon blouson tâchant ainsi de provoquer un début de chair de poule, ou un froncement de sourcils.. Et voilà de nouveaux voyageurs avalés par les portes coulissantes. Je connais ce type.

C'est un vrai con.
C'est connu, il en a la réputation.
Il ne s'agit pas ici de définir les ingrédients nécessaires à telle définition.
L'opinion fait foi.
Pour moi en tout cas.

Il s'approche.
Liberté d'expression oblige et autorise,
"Salut toi. Parait que t'es un vrai con, toi, hein !"
Je lui lance, nos regards se croisant.

En retour,
En vrai con qu'il est,
Il me montre son poing,
De près,
D'un peu trop près.
Ca voulait sûrement dire non.

Mes narines pleurent déjà rouge.

Preuve est faite,
Ce con est vraiment con.

Apparemment, "liberté d'expression", ça ne le connaît pas.
L'animal.
Il renchérit, menaçant. "Répète voir...".

Je me tâte.
En défenseur ardent de la sacro-sainte liberté je n'sais plus très bien quoi,
Vais-je aller au sacrifice ?
Déjà je saigne du nez.
Vu des étoiles...

Je répète pas.
Le mec narquois.
Du coup, le con, c'est moi.




J'ai appris un mot il y a une semaine en cours de français : apologue. Ce texte est un petit apologue, dont je ne précise pas la morale, car on va dire que la censure stalinienne me guette. C'est faux mais ça fait rebel =).


-regis

# Posté le mardi 17 octobre 2006 14:14

Modifié le vendredi 22 juin 2007 06:04

han ouai fuck ze system koiiii

han ouai fuck ze system koiiii
-- Tentative d'explication partielle d'une mauvaise répartition de la hierarchie. --


Comme tout ado' rebelle qui se respecte, voici un article qui fUck zE SysTeM KoIIiiii.


-- Devant le mécontentement des Français face au gouvernement, tentons d'émettre une théorie visant à expliquer pourquoi les hautes-sphères sont-elles quasiment systématiquement incompétentes dans l'exercice de leur fonctions. A noter que mon idée ne s'applique pas seulement au domaine politique, mais à tout système incluant une hierarchie dans son fonctionnement.


-- Partons du principe que le mauvais fonctionnement du système français repose sur l'incompétence d'un/de particulier(s) haut placé(s).


-- Qu'elle est-elle cette incompétence au fait ? Eh bien tout l'article repose dessus, et je vais expliquer que tout cette incompétence se base sur une incapacité (on tourne en rond) à s'AUTOEVALUER !


-- ............................ -- -- !!!!


-- Premièrement, parlons du sujet incompétent. L'incompétent se croit compétent. C'est d'ailleurs son incompétence. En gros : l'incompétent ne sait pas s'autoévaluer, avoir un avis un tant soit peu objectif sur lui même (dans le cadre d'une profession par exemple). Incapable de savoir s'il est bon ou mauvais, il se croit bon en permanence, ses hautes études le conforte dans sa pensée. C'est la raison pour laquelle il veut toujours gravir les échelons, sûr de son aptitude. Son aveuglement et son ambition pour la course vers le "haut" le poussent à accepter sans réfléchir des postes qu'il sera incapable d'assumer par la suite.


-- Quant au sujet compétent, lui, il préfère rester à un poste qu'il maîtrise parfaitement et où il fait correctement son boulot. En toute modestie, plutôt que de peiner sans cesse.


-- On en déduira sans peine qu'en toute bonne logique, ce sont surtout les incompétents qui montent dans la hiérarchie et qu'un certain nombre pour ne pas dire la majorité des soi-disant élites de « La France d'en Haut » ne sont peut-être pas tout à fait à leur place..


-- Peut-être que j'extrapole concernant les incompétents et leur réaction face à leurs erreurs, et inversement chez les compétents ; mais non ! Je me base en effet sur une étude de deux psychologues américains, qui dans leurs travaux, ainsi que dans leurs tests (sur plus d'une centaine d'Américains) ont démontré ce que je viens de dire.


-- Je ne prétends pas dire la vérité. J'établis une hypothèse basée sur des faits, et peut-être qu'elle pourrait expliquer pourquoi le peuple du monde entier a du mal à avoir des gens corrects à son gouvernement. Bien sûr ce n'est pas aussi simple, et j'invite tout le monde (y compris moi-même) à y méditer.


-- Enfin, pour finir, je voudrais vous faire part de mon interrogation :
Ne devrions-nous pas ne jamais accorder l'autorité aux personnes qui la veulent le plus ?

-regis

# Posté le lundi 09 octobre 2006 14:43

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:54

FAISEZ LA BAGARRE !!

FAISEZ LA BAGARRE !!
F A I S E Z L A B A G A R R E ! !

Une fatwa contre un professeur de philosophie

Vous avez sûrement entendu parler de la situation de Mr. Robert Redeker, professeur de philosophie, cet homme ayant signé une tribune sur l'Islam dans le Figaro du 19 septembre 2006, exerçant son droit de liberté d'expression, droit fondamental sur le sol français. Or cette tribune était relativement virulente envers l'Islam et ses croyants. Quelques jours plus tard, il reçoit des menaces de mort indiquant un plan pour arriver chez lui, avec photos etc.. une vraie notice de chasse à l'homme, à l'homme, ou à l'ennemi numéro un des intégristes musulmans français. Rien de très sexy comme posture.



Qui a tort. Qui a raison.

Notre pauvre philosophe.
Robert Redeker est-il pleinement conscient de son destinataire ? Professeur de philosophie, il n'ignore pas que parmis ceux qui sont visés par son texte, une partie non négligeable ne partage nullement cette croyance spécifiquement laïco-occidentale prônant la "liberté d'expression" sur toute chose, surtout lorsque cette dernière remet en cause les fondements mêmes de la "survie" de leur intégrité culturelle. De la perception qu'ils ont de l'existence. De leur existence tout court. De plus, de part sa profession, nous pouvons objectivement supposer qu'il n'ignore pas non plus complétement certaines notions fondamentales du comportement humain, notamment les cas des esprits "repliés" sur leurs croyances, et ce que cela implique sur leur psychologie. Conscient des perturbations, de l'indignation que son texte peut provoquer chez le musulman, il signe son essai. C'est ainsi que son islamophobie devinée entre les lignes paranoïaques de son texte sauvage se déverse sur des pages de presse. Il est étonnant de constater que notre homme chargé de transmettre sa sagesse et son objectivité à la jeunesse française affirme avec aisance des contre-vérités obéissant à une logique de conflit, en s'inscrivant dans la lignée des néolibéraux cherchant à occuper le petit peuple en les éloignant des réels dangers tels que la crise écologique et la prolifération de l'injustice. Bien évidemment et bien entendu, il est parfaitement libre de le faire d'un point de vue juridique. Or, d'un point moral il en est tout autrement. Il est évident qu'un tel texte souillé d'irrespect et de pure subjection prétendant le point de vue zéro, induit de lourdes conséquences.


R.R. aurait mieux fait de volontairement perdre sa plume après une brêve réflexion sur son propre texte au lieu d'utiliser cette dernière afin d'asseiner un coup brutal dans la fourmillère musulmane. (euh je précise pour ceux qui ne connaissent pas cette métaphore : je ne suis pas en train de dire musulman = fourmis. Merci)


Les pauvres blasphémés.
Bien que je n'approuve aucunement les agissements de Redeker, je reste sans voix quant à la répercution du côté des réactionnaires musulmans. Certes, cette tribune est offensante, mais il n'en demeure pas moins qu'elle reste écrite et propriété intellectuelle unique de Mr. Redeker. De tout autre mesure donc que les menaces et intentions à l'encontre du professeur. De plus soulignons qu'en France, chaque homme a le droit de réponse. Cela signifie que si la Communauté (ah j'aime pas ce mot) Musulmane française se sent outrée par les propos de R.R., elle peut exercer son droit de réponse dans la presse. Au lieu de ça, certains ont pris le parti de donner raison au détracteur lorsqu'il écrivait je cite "[...] Mahomet, maître de haine [...]" et de sortir le couteau à égorger les porcs.


Une réaction à chaud de certains intégristes que je trouve en fait assez lamentable et démesurée.


Les deux camps ont donc tort et offrent de la haine en barre à l'adversaire, nourrissent le conflit, tendent les relations tendues et arrosent le germe violent de la haine inter-communautaire.


J'ai juste l'impression que cette dimension religieuse/athée est une cour de récré où Thomas aurait traité Lucas d'imbécile, ce dernier ripostant par un coup de pelle de bac à sable, etc..
TomTom et Luk' ne s'en rendent pas compte mais ils sont là en train de chaque jour élargir un peu plus un fossée d'incompréhension entre deux mondes malheureusement de plus en plus distincts pendant que la planète se noie sous les erreurs de l'homme jouissant de son égocentrisme sans limites.




F A I S E Z L A B A G A R R E ! !



-regis, qui espère profondément que ces quelques lignes ne choquent aucun musulman, car ça n'en est vraiment pas le but. De plus, pour l'image, elle ne me semble pas offensante, mais si tel est le cas je veux bien la changer, simplement je l'ai trouvé sur le net (dans un article de journal internet et non pas sur un site de neo-nazis...) et je l'ai trouvé bien.

# Posté le lundi 02 octobre 2006 15:15

Modifié le lundi 02 octobre 2006 16:15

La vertu

Les vertus en sont-elles vraiment ?

On parle de vertus lorsque l'on parle de quelqu'un qui se conforme à l'idéal social, religieux etc.. lorsqu'il fait preuve de générosité, d'honnêteté.. etc. Est-il facile d'être vertueux ?


Une
vertu est un comportement automatique gratifiable. Une personne généreuse l'est sans se poser de question. Cette générosine lui coûte rien. Elle est à l'homme ce que l'eau et au poisson, une constante invisible. Voilà qui est louable. L'homme est REELLEMENT généreux.

ou

Un
e vertu c'est savoir faire l'effort d'être généreux par exemple. Si elle allait de soi elle n'aurait aucune raison d'exister et se contenterait de désigner ce que la personne possède naturellement, lui enlevant ainsi tout mérite. Mais l'homme se maintient au quotidien sur les chemins de la vertu en état de conscience, bravo bel effort positif !

mais

S'il
nous coûte d'être vertueux c'est qu'il y a un problème. C'est que dans le fond on se situe à l'antipode de cette vertu, et que du coup toute imitation vertueuse est en fait une jolie performance de comédien sur le théâtre de l'hypocrisie avec le bien-pensant en seul et unique spectateur.

Au milieu

La
personne vertueuse ne combat plus les vices, elle s'en est débarrassée de par sa sagesse, sa force d'esprit et sa maturité. Ce qui n'est pas naturel, mais qui a du mérite.

En bref

La
vertu c'est très flou, s'il on a du mal à la définir c'est qu'elle doit être subjective et différente selon chacun. Dans le doute, continuons à nous assagir mais pas trop.

?

-regis
pic : © Liliane Caumont - Les mains - "Générosité"
La vertu

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 12:04

Modifié le jeudi 28 septembre 2006 13:35